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Référendum |
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REFLEXIONS SUR LA RETRAITE DES
MEDECINS
ET NOTAMMENT SUR L'ASV,
LES PROJECTIONS AU DELA DE 2 ANS SONT FAUSSES:
Si pour les administrateurs de la CARMF une analyse prospective
à longue échéance est nécessaire, toute
interprétation au delà de DEUX ANS a 100% de chances d'être
fausse, alors avancer en 2001 des chiffres pour 2040 relève de la
pure démagogie.
En effet, on ne maîtrise aucun des paramètres
essentiels que sont:
-La démographie.
-L'âge au début de carrière.
-Les revenus des médecins et la valeur des lettres
clés.
-L'effet de la compensation inter régimes (qui
en raison de la démographie devrait être plus favorable aux
médecins au delà de 2010).
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LA CARMF N'EST PAS EN CESSATION DE PAIEMENT:
Les réserves sont même en constante progression
de plus de 14% par an (cf. les graphiques ci dessous) depuis 1998.
-De 1998 à 2001 les réserves totales
ont progressé de 61,5%.
-De 1998 à 2001 les réserves du régime
ASV ont progressé de 110,3%.
-Même dans l'hypothèse la plus pessimiste
l'équilibre du régime ASV serait assuré jusqu'en 2008
donnant le temps à la réflexion et aux négociations.
Evolution des réserves du régime ASV
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Evolution des réserves ASV et totales de la CARMF
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L'ASV EST UN AVANTAGE CONVENTIONNEL:
C'est-à-dire un accord négocié entre
la Sécurité Sociale et l'état d'une part et les médecins
signataires de la Convention médicale d'autre part: les médecins
conventionnés appliquent des tarifs encadrés en contrepartie
d'avantages consentis par la sécurité sociale dont le paiement
des 2/3 de leur cotisation au régime ASV.
Les opposants dénoncent le non respect de la règle
des 2/3 (S.S.) et 1/3 (praticiens), ils ont raison et tort à la
fois:
-Raison car il est vrai que la part de financement de
la S.S. est aujourd'hui tombée des 66,66% originels à 48%.
-Tort car les médecins en secteur 2 ont en toute
connaissance de cause accepté d'assurer le financement intégral
de leur cotisation ASV contre la liberté de leurs honoraires; et
les spécialistes en secteur 1 qui n'ont pas signé de convention
sont soumis à un règlement minimum (Décret Balladur)
qui ramène la participation des caisses à 56 %.
L'ASV ASSURE PRES DE 40% DE LA RETRAITE TOTALE MOYENNE DU MEDECIN:
39% exactement sur les chiffres de 1999 (source: informations
de la CARMF n°47 - décembre 2000, page 21) alors que la cotisation
à ce régime ne représente que de 14,1% de la cotisation
totale pour les médecins en secteur 1 et 27,4% pour les médecins
en secteur 2. Le rendement est donc excellent et pour obtenir l'équivalent
en capitalisation le médecin devrait consacrer 22908 F par an en
commençant à 35 ans et 47436 par an s'il commence à
capitaliser à 45 ans (source CNAR 2 rue Adèle 93250 VILLEMOMBLE).
Et ceux, au niveau de l'Etat (IGAS, Cour des comptes),
qui dénoncent ce rendement mirobolant devraient se souvenir
de la particularité de ce régime qui est un avantage conventionnel:
donnant-donnant,
honoraires encadrés contre avantages conventionnels. Ceux-ci
dénoncent-ils aussi l'électricité à bas prix
des agents EDF ou les transports gratuits des agents SNCF ou d'Air France
?
Répartition des cotisations moyennes du médecin
aux divers régimes
(source: informations de la CARMF n°47 - décembre 2000,
page 20)
Répartition des allocations moyennes du médecin
en fonction des régimes
(source: informations de la CARMF n°47 - décembre 2000,
page 21)
CERTAINS DISENT "ARRETONS LE REGIME ASV" ET PROPOSENT:
1) Que les pouvoirs publics se chargent de continuer d'honorer les retraites et points déjà acquis. Mais l'ASV est un régime par répartition, alors on peut toujours rêver, demain on "rase gratis" !
2) Que les médecins en secteur 1 puissent récupérer les 9 690 F d'avantages perdus (part S.S. à leur cotisation ASV) en réductions sur leurs autres cotisations ou impôts (S.S., URSSAF, CSG…) on peut toujours rêver, demain on "rase gratis" !
3) De capitaliser la cotisation
ainsi économisée ( 20 700 F), mais pour obtenir une retraite
équivalente il faudrait impérativement commencer à
capitaliser à 35 ans! Et encore ces calculs ont été
faits avant le 11 septembre 2001 alors que les rendements de la capitalisation
étaient bien meilleurs qu'aujourd'hui. Illustration sur le graphique
ci-dessous:
Comparatif des cotisations ASV secteur 1 (S1) secteur
2 (S2) et
Capitalisation personnelle commencée à
35 ans (Hyp.1) ou à 45 ans (Hyp. 2)
(Source CNAR)
On se rend compte que dans le cadre d'un abandon de l'ASV il faudrait non seulement continuer de payer les droits acquis, mais pour obtenir une retraite équivalente par capitalisation le médecin en secteur 1 devrait payer le triple de ce qu'il paye aujourd'hui (c'est-à-dire plus que s'il exerçait en secteur 2). Et encore ces calculs sont basés sur des rendements antérieurs au 11 septembre 2001; l'écart est pire aujourd'hui.
L'objectif réel de ceux qui proposent l'abandon de l'ASV n'est-il pas tout simplement l'abandon du système conventionnel, voire du système de protection sociale basé sur la solidarité nationale au profit du "chacun pour soi" et du tout privatif ? Voyez les résultats d'un tel système aux Etats Unis qui génère 30 millions d'exclus du système de protection sociale et des indicateurs de santé publique en régression dans de nombreux domaines comme la mortalité périnatale et infantile !
Cet objectif non affiché est apparu plus clairement
le 21 avril 2001 quand le C.A. de la CARMF (à la majorité
de 16 voix pour, 5 abstentions et 0 voix contre) a décidé
d'interroger par voie de justice la Cour Européenne sur la validité
du régime ASV; au sein de diverses questions il est demandé
à l'instance européenne: «…ce régime doit
il être obligatoire pour tous les médecins, notamment pour
les médecins dont le tarif n'est pas opposable ?…»
On est donc en droit de s'interroger sur l'intérêt
de la majorité des membre du C.A. à représenter l'intérêt
de la majorité des cotisants et des allocataires ?
Le REFERENDUM 2002
Le C.A. persiste et signe en réalisant le fameux
référendum 2002, sur les deniers de la CARMF ! Les
syndicats de médecins ont été unanimes pour dire que
l'ASV n'était pas du ressort de la CARMF et appeler au boycott de
ce référendum-plébiscite; l'impact a amené
les dirigeants de la caisse à allonger les délais de retour
pour obtenir une participation décente; ils avaient pourtant déjà
fait le maximum en proposant des cartes T prépayées ne nécessitant
même pas un affranchissement !
Les résultats furent présentés en
A.G. début juin comme une grande victoire du bureau et de la ligne
Maudrux pour la suppression de l'ASV. Qu'en est-il en réalité
et notamment à l'analyse objective des chiffres:
1) Participation: 57 325 suffrages exprimés sur 169 000 affiliés, cela fait 33,9 %, c'est-à-dire moins que la précédente consultation où le Dr LABADENS avait obtenu 39 % de votants (qui avaient pourtant affranchi leur lettre de vote !)
2) Arrêt de l'ASV: 73,4 % (des suffrages exprimés) se sont prononcés pour l'arrêt de l'ASV ! Mais cela ne représente que 24,9 % des affiliés.
Le "triomphe" du Dr MAUDRUX visant la suppression de
l'ASV n'est approuvé que par un quart des affiliés, pour
moi ce n'est pas la victoire annoncée mais plutôt un camouflet.
Tableau récapitulatif des résultats et
commentaires du référendum 2002
Gérard Maudrux versus M. Garrigou-Grandchamp
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| ASV: Echec du boycott et résultat sans appel. Succès du référendum...(extrait de la lettre de la CARMF) |
Déclaration pour se rassurer, en hommage à Emile Coué, alors que seulement 1 inscrit sur 3 s'est prononcé et qu'1 sur 4 est en faveur de la ligne du bureau actuel de la CARMF. |
| ASV: Avantages promis aujourd'hui mais non garantis demain...(extrait de la lettre de la CARMF) |
Ce serait la même chose dans le cadre d'une capitalisation (à fortiori boursière), plus le rendement est élevé et plus le risque d'être ruiné est grand ! Si l'on veut un rendement garanti (ce qui est logique dans le cadre de la retraite), il faut accepter qu'il soit faible. |
| Ceux qui ont tenté de saboter cette consultation...(extrait de la lettre de la CARMF) |
Ce sont les syndicats de médecins, unanimes pour dire que la CARMF n'a pas de pouvoir décisionnel sur ce régime. |
| Le scrutin est représentatif de l'opinion de la profession et les abstentionnistes (64%) se prononceraient comme les votants, majoritairement pour la fermeture...(extrait de la lettre de la CARMF) |
Extrapolation gratuite, 30% ne représentent pas la profession ! Et si on analyse le vote des allocataires (dont l'intérêt est plutôt le maintien du régime ASV) qui est partagé à environ parts égales entre maintien et fermeture, il est évident que ce sont les partisans de la fermeture du régime qui ont majoritairement voté ! Plus concrets que les longs discours, analysez les graphiques ci-dessous établis à partir des chiffres publiés par la CARMF. |
(chiffres extraits de la lettre de la CARMF) |
Une minorité s'est prononcée pour la fermeture du régime ASV (chiffres extraits de la lettre de la CARMF) |
| Il paraît logique que la profession organise une consultation sur la liberté d'adhésion à un secteur sans "avantages" sociaux... (extrait de la lettre de la CARMF) |
Ce secteur existe déjà, c'est le "secteur 3", c'est-à-dire hors convention ! |
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Nous sommes en Démocratie. La démocratie tient compte de l'opinion des gens à l'inverse de la dictature...(extrait de la lettre de la CARMF) |
Le bureau actuel de la CARMF, bien qu'élu démocratiquement, est-il représentatif des différents types d'exercices dont les intérêts paraissent, aux vues même de ce scrutin, carrément divergents ? Je veux parler des secteurs 1 & 2 . |
LES MEDECINS PAYENT POUR LES NOTAIRES !
C'est FAUX. En fait la compensation interne aux autres
professions libérales n'est que de 265 F/an/cotisant
(source: informations de la CARMF n°47 - décembre 2000, page
10); en revanche, c'est la compensation nationale (en direction des caisses
d'agriculteurs, de commerçants et d'artisans) qui représente
7 161 F/an/cotisant,
mais cette compensation devrait être enfin
beaucoup plus favorable aux médecins (baisse démographique)
à partir des années 2010/2015.
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FAUT-IL POUR AUTANT DEMEURER EN L'ETAT:
Sûrement pas, il faut pérenniser l'ASV
en lui donnant:
-Une garantie sur la durée, notamment au
niveau de la Loi (Code de la Sécurité Sociale).
-Une garantie sur la hauteur de la rente servie
qui en aucune manière ne devrait être inférieure au
844 C: engagement originel du Décret rendant l'ASV obligatoire le
27 octobre 1972.
-En rendant la cotisation au régime ASV supportable
aux bas revenus.
-En Introduisant la proportionnalité au niveau
des cotisations RB et ASV mais avec un mécanisme
de compensation interne à notre caisse, les hauts revenus (cotisants
et allocataires) reversant un peu pour les bas à la manière
de ce qui se passe au niveau de la compensation nationale pour le RB et
la compensation interne aux caisses des travailleurs indépendants.
-En améliorant le rendement du RC qui
est vraiment faible actuellement et accompagné de réserves
importantes: c'est pourtant la CARMF qui est totalement maître d'œuvre
pour ce régime.
-Mais aussi en revalorisant les lettres clés,
notamment le C (c'est ce qui vient d'être réalisé
en 2002 où le C a été majoré de 14,09 % en
passant de 17,53 € à 20 €), et en améliorant
la rémunération des médecins: meilleurs seront leurs
revenus et mieux ils pourront cotiser à leur retraite; mais là
est la tâche de nos syndicats; et contrairement à une idée
établie à revenu égal nous cotisons bien moins pour
notre retraite qu'un cadre salarié.
Au niveau de l'ASV, la cessation de paiement annoncée
depuis 1999 ne s'est pas produite parce que des
événements intercurrents sont intervenus (il est impossible
de faire des projections fiables au delà de 2 ans, alors sur 40
c'est de la science fiction !): hausse substantielle du C, fermeture du
MICA et réversion des cotisations ADR au régime ASV.
Enfin, la baisse de la compensation nationale allégeant
la cotisation au RB est normale et quasi automatique du fait de la baisse
des effectifs dans notre profession.
Il faudrait également que les médecins,
notamment les généralistes et tous ceux qui restent favorables
à un système conventionnel, se fassent entendre aux prochaines
élections à la CARMF (2003) en votant massivement pour les
candidats partageant leur vision sur prévoyance et la solidarité.
N'OUBLIONS PAS LES CONFRERES A FAIBLES REVENUS
Actuellement les bas revenus sont pénalisés
par les parts forfaitaires des régime de base (RB) et ASV;
mais s'il existe bien une possibilité de dispense pour ces 2 régimes,
elle s'exerce de façon beaucoup plus abrupte pour l'ASV (c'est dispense
de 100% ou cotisation intégrale !):
- pour le RB la dispense est proportionnelle aux revenus
avec 4 tranches entre 9 200 € (75%) et 21 500 € (0%)
- pour l'ASV elle est de 100% jusqu'à 10 000 €
sans plus. Il faudrait également un peu de progressivité
pour ce régime avec plusieurs tranches.
L'équipe dirigeante actuelle de la CARMF souhaite
fermer l'ASV et rendre les cotisations au RB totalement proportionnelles
aux revenus ce qui parait séduisant, mais attention en l'absence
de toute compensation solidaire entre cotisants, les bas revenus ne pourront
plus se constituer de retraite décente: il y a des précédents
par le passé (régime des artisans et commerçants par
exemple), le tout optionnel aboutit à une épargne trop faible
pour garantir une retraite suffisante.
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Page mise en ligne le 28/10/2001 par le Dr Marcel GARRIGOU-GRANDCHAMP
Dernière mise à jour de la page: 05/02/2003
Pour solliciter une autorisation de citation auprès
de l'auteur, cliquez sur le lien: ->
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Du même auteur:
http://diabete2.free.fr
(consacré au diabète de type 2)
http://amisdejeanchevalier.online.fr
(consacré à Jean CHEVALIER, peintre contemporain,
élève d'Albert GLEIZES)
http://enavantroueslibres.free.fr
(développé pour l'Association d'enfants
polyhandicapés "Roues Libres")